ENTOURAGES - La lettre des métiers politiques

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Le mercato des collaborateurs d'élus bat son plein • Recrutements • Nominations

Entourages n°222, la lettre des métiers politiques

mai 08, 2026
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🙋🏻‍♂️💁🏻‍♀️Le mercato des collaborateurs d’élus : un moment charnière, des méthodes disparates
Les élections terminées, les élus ont lancé un « mercato » intense dans les collectivités locales. Directeurs de cabinet, collaborateurs, conseillers, chefs de cabinet : les postes se négocient, se discutent, se cherchent. Derrière cette effervescence, le recrutement des collaborateurs d’élus obéit à des règles bien particulières, loin des standards classiques des ressources humaines.
Dans ce dossier :
- l”’alchimie personnelle” des recrutements en cabinets
- des acteurs multiples aux méthodes disparates
- des besoins parfois mal définis
- choisir le directeur de campagne, un piège ?
- des candidats en fragilité
avec les témoignages de Tony Lourenço (Territoires RH), Jean-Marie Leroy (Quadra Consultants), et des (ex) directeurs de cabinets.

Et aussi : Élections intercommunales : une étude complète des résultats • Un guide pour accompagner les recrutements publics • 4ème Festival de la fiction et du documentaire politique

☑️Les recrutements : 13 offres vérifiées et en cours cette semaine.
☑️Les nominations en collectivités, et au gouvernement

Les 3 et 4 juin se tient à Paris la deuxième édition du Salon des Affaires Publiques et de l’Influence. Un événement dédié aux professionnels des affaires publiques, aux élus et à leurs collaborateurs ainsi qu’aux experts de la décision territoriale.
Découvrez le programme: https://www.salon-affaires-publiques-influence.fr/programme

Le mercato des collaborateurs d’élus: un moment charnière, des méthodes disparates

À peine élus, déjà recruteurs. Les élections municipales et intercommunales terminées, les élus ont lancé un « mercato » intense dans les collectivités locales. Directeurs de cabinet, conseillers, chefs de cabinet : les postes se négocient, se cherchent, parfois dans des circuits informels. Derrière cette effervescence, le recrutement des collaborateurs d’élus obéit à des règles bien particulières, loin des standards classiques des ressources humaines.

“Cela fait sept entretiens de recrutements pour un poste de directeur de cabinet que nous organisons pour un nouvel élu, et il ne trouve pas chaussure à son pied. C’est bien d’avoir des critères, mais il faut aussi s’adapter à l’existant” confie, un brin épuisé, un recruteur aguerri du secteur public.
Car nous sommes à un moment charnière : les nouveaux maires doivent très vite s’entourer. Un choix qui engage pour six ans (en théorie). Si certains postes restent précaires — un directeur de cabinet peut être remercié du jour au lendemain —, l’équilibre global de l’équipe, notamment avec l’administration, est déterminant dès le début du mandat. Un binôme qui est censé fonctionner immédiatement, car changer en cours de route est beaucoup plus compliqué.

Une alchimie plus qu’un recrutement

La particularité principale de ces recrutements tient à leur dimension profondément personnelle. “L’acte de recrutement de collaborateur politique est un acte de confiance, qui repose sur l’intuitu personae”, rappelle Tony Lourenço, directeur de Territoires RH. Autrement dit, au-delà des compétences, l’élu doit ressentir une compatibilité humaine et politique. Conséquence : des processus parfois longs, irrationnels en apparence.

Le recrutement des collaborateurs d’élus obéit à des règles bien particulières, loin des standards classiques des ressources humaines (image Midjourney)

Et il faut bien sûr gérer l'aspect politique : quand les villes ont changé de majorité, il faut proposer des profils adéquats. “Un élu a besoin de “sentir” la personne. Ce n’est pas seulement un choix rationnel” évalue-t-il. “Un collaborateur politique travaille pour un homme ou une femme qui a un parcours personnel, politique, un cheminement. Mon boulot de RH est de comprendre cette logique, et comment s’est bâti le projet de mandat. Et je vais trouver les ressources qui permettent d'accompagner ce projet." Dans un contexte où les sollicitations affluent en début de mandat, cette subjectivité est encore renforcée.

Un marché qui compte de nombreux acteurs

Les réseaux informels tournent à plein régime : les deux principales associations de collaborateurs d’élus, Dextera et Dircab, les partis politiques, les cercles militants et associations d’élus structurent une grande partie des mises en relation. En parallèle, de « grands » cabinets de recrutement investissent de plus en plus ce marché, non sans difficultés.

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